Le courrier des lecteurs…

Cela est toujours agréable de recevoir de si beaux messages de la part de nos utilisateurs  :

"Les moutons de Panurge
La France, les Français et leur langue

Objet : http://podemus.com/, http://podemus.com/site/signup/, etc.
(sans compter la plupart des titres d’émissions « françaises » qui ne le sont nullement (par exemple, à l’instant même en temps réel) : Poney Island, Dailymotion, MangaWave, Core Mindflash-Underworld, Dogmazic, RTL Zapping, Mix in Paris by, Love is the TFSA… Surréaliste !)

J’étais intéressé à m’abonner au service « français » de téléchargement Podemus.

Or c’est à coups de newsletters, de email, de podcast, de podcasting, de signup, de blog, etc., que vous me… « welcomer » !

Ça devient parfaitement ridicule, ridicule et insupportable, cette manie systématique de ne « surtout » pas nommer les choses dans notre propre langue.

Ce qui, bien sûr, n’est pas exclusif à votre entreprise. Loin s’en faut.
Vous faites comme plusieurs, tout simplement. Tout bêtement. Sans réfléchir.

Or si ces termes étaient chinois, coréens, ukrainiens, thaïlandais, roumains, wolofs, hindis, ou que sais-je encore, seriez-vous tout aussi empressés à les intégrer ainsi - sans traduction, mais également sans aucune décence ni sens critique - au corpus de la langue dite française…?

Poser la question c’est y répondre, à n’en pas douter.

Cet asservissement volontaire à l’anglais qui prévaut en France devient un phénomène tous azimuts de mutilation nationale.

Nous nous conduisons comme des êtres colonisés qui se méprisent eux-mêmes par le biais du regard et de la parole condescendants du colonisateur.

De la sorte nous pensons nous ouvrir au monde. Or, tout au contraire, nous nous fermons à nous-mêmes, dans notre culture, dans notre identité, dans notre dignité.

Comme si s’ouvrir aimablement, et sincèrement, à l’autre signifiait de facto la négation de soi…

Nous nous conduisons non comme un peuple adulte et réfléchi, mais comme des adolescents qui accourent dans les commerces à la première publicité venue.

Est-ce donc cela devenue que la France ???

PS : Je le regrette, mais je préfère m’abstenir de m’inscrire à votre service (qui m’aurait bien intéressé). C’est une question de respect de soi. Il y a des limites, à la fin, à s’écraser continuellement devant ce travail de mépris de notre propre identité (constant et partout en oeuvre, et que les entreprises comme la vôtre, parmi cent, parmi mille autres, se font un « devoir » de relayer par automatisme, sans réfléchir un instant aux conséquences globales de leur passivité auto-destructrice). C’en est vraiment trop. Allez ! tous au fond de la falaise depuis les hauts-plateaux ! Après tout, si le bouclé à quatre pattes qui me précède s’y laisse sombrer, pourquoi agirais-je autrement ? Pourquoi, en effet…"

Laisser un commentaire